Ecole de magie pour jeunes sorciers établie sur l'île mystérieuse d'Eléus-Théria
 
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 Caoimhghin An Fodr

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Caoimhghin An Fodr

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Age : 173

Carnet du sorcier
Humeur actuelle: Boute-en-train
Totem: Encore inconnu
Trait particulier visible actuellement: Grand age

MessageSujet: Caoimhghin An Fodr   Ven 21 Oct - 11:18

Renseignements de base:

Nom & Prénom: Caoimhghin An Fodr IIIeme du nom
Age: 173 ans

Renseignements annexes:

Origine:
Une ile riante, verdoyante et volontiers pluvieuse perdue au nord du globe, généralement désignée sous le nom incorrect d'Irlande. Eire bon sang !

Famille:
Fils de Caoimhghin II, âgé de 234 ans (ce qui même pour un lutin est un age canonique), lui même fils de Caoimhghin Ier, mort des suites d'un excès d'hydromel après un festin trop arrosé. Quant a sa mère, Siobaigh An Fodr, le moins qu'on puisse en dire c'est que ses chansons sont connues jusque de l'autre coté de la rivière Shannon: C'est la barde du clan, 217 ans au compteur et bien sur a l'origine de bien des choses chez Caoimhghin III. Mais vous saurez tout en temps voulu.

Description physique:
Petit, ridé, des favoris blancs plutôt bien entretenus (ca dépend des jours), et une propension somme toute raciale a s'habiller de vert et a ôter la vie a d'innocents trèfles pour en orner son tricorne. Il n'est pas rare de l'apercevoir affublé d'une bombarde, d'une cornemuse, d'un tambourin ou d'un violon.

Métier:
Ménestrel itinérant et marchand d'instruments divers et variés

Race:
Leprechaun

Taille:
1m11

Biographie:

Pour commencer cette histoire, mieux vaut en décrire la fin. Aujourd'hui, Caoimhghin est surtout connu pour être l'un des lutins divers et variés d'Eleus Theria, attachant, comme il se doit, et joyeux, comme il se peut. Leprechaun alerte malgré son age, aux doigts d'airain lorsque l'on parle de musique et au sens des affaires taillé dans le plus dur des granits: On ne produit pas un son autre qu'un son de voix s'il ne vous en juge pas digne. Rarement vu au dehors de sa bicoque en lisière de la foret sans ses instruments, il a pour habitude de se produire en concert un peu partout, avec ou sans public, et bien sur en dehors des heures d'ouverture de son magasin, car le temps c'est de l'argent.
Il est à annoter a cela que l'on n'a jamais vu ni ne verra Caoimhghin s'exprimer autrement qu'en vers, ce qui n'est pas la son moindre trait de caractère. Sa propension aux jeux de mots est infinie, et après l'avoir écouté un instant on peut déclarer s’être ennuyé ferme ou avoir bien ri. Tel est son fardeau, par monts et par vaux, et bien que cher lecteur, vous en ayez l'impression, je ne suis pour ma part pas sujet à cette curieuse malédiction. Du coup je vais fissa arrêter d'aligner les rimes, je vois bien que vous tremblez d'impatience a l'idée d'entendre la suite, nom d'une biscotte !
Flash back, tout va bien, suivez le guide. On est donc cent soixante treize ans en arrière, quelque part au beau milieu des vertes vallées d'Irlande. C'est folklorique, ça fleure bon la stout, et de surcroit le rideau de la vie de notre lutin préféré se lève sur une chaumière au toit de paille tout juste posé, grande comme une cabane d'enfant et surtout toute neuve toute belle grâce aux mains calleuses et expertes du maitre de maison: Caoimhghin II. Lequel est la plupart du temps dans cette histoire assis au coin du feu avec sa pipe, grisonnant d'année en année et racontant des histoires virant lentement de l’héroïque à l'absurde à mesure que le temps s'écoule. Rien de bien intéressant, c'est donc d'un commun accord avec moi-même que je vous épargne les détails palpitants de la vie de Caoimhghin IIeme du nom. C'est donc un beau bébé de 120 grammes qui voit le jour, a la minute même ou le soleil faisait frémir la première goutte de rosée de cette belle journée en Irlande; Ce qui, selon les anciens, est soit le signe d'un destin fabuleux, soit le signal de sortir du pub et de se trainer jusqu'à chez eux avant de déclencher des représailles conjugales.
Les leprechaun n'ayant par principe qu'un seul enfant, bien qu'ils ne sachent plus eux mêmes pourquoi diable ils ont inventé cette coutume, le jeune Caoimhghin est choyé, courant, déjà, à trois ans, entre les brins d'herbe et parvenant même dans ses élans de hardiesse à escalader les plus hautes souches d'arbre. Le toit du monde, en somme. Et ainsi les années passèrent pour Caoimhghin III qui finit bon gré mal gré par atteindre sa taille adulte, figurant parmi les plus grands du clan en ce domaine. En effet il dominait son oncle Micheail d'un bon centimètre et demi.
Durant son adolescence, il manifesta un vif intérêt pour la profession de sa mère, qui exerçait on l'aura compris si on a tout lu de ce qu'il y avait avant le beau métier de barde. Elle jouait d'un nombre d'instruments indéterminé, car son fils l'avait bien des fois vue mener la gigue armée d'outils tous plus exotiques et différents les uns que les autres, allant du bouzouki au banjo en passant par la lyre à deux cordes et le didjeridoo. Bien souvent il mêlait presque sans le vouloir sa voix (qui à l'époque n'avait pas fini de muer) à la voix claire de sa mère, ce qui faisait au choix beaucoup rire l'assemblée ou la mettait en déroute.
Cependant, bien qu'il soit passionné de musique le jeune leprechaun, une fois l'age adulte atteint, dut se conformer à sa condition d'homme du clan. Un leprechaun, ça se devait de transporter un chaudron d'or et de créer ça et là des arcs en ciel lorsque le temps s'y prêtait. La musique c'était une affaire de bonnes femmes, lui avait dit un jour son père alors qu'il s'essayait à quelques accords (pourtant très justes) sur le luth maternel. Caoimhghin dut donc ranger ses rêves de gloire et se vit attribuer son chaudron lors de son vingt troisième anniversaire comme le voulait la coutume. Une vie de cocagne s'achevait et une vie de lutin traditionnelle et sans saveur commençait. Le jeune lutin courait la rase campagne, prenant de la bouteille au fur et à mesure qu'il créait arc en ciel sur arc en ciel dans le ciel pluvieux d'Irlande, s'autorisant lorsqu'il se savait seul à entonner d'une voix qui n'avait plus rien de faux ou de timide les chants de son enfance, assortis bientôt d'autres, de sa propre composition dans un registre allant de l'épique au hors sujet.
Son père, très satisfait, ne manquait pas de lui donner une bonne tape dans le dos lorsqu'il le croisait au village, un sourire édenté jusqu'aux oreilles et la retraite en bandoulière. Oui, car chez les lutins, les enfants servent parfois d'assurance retraite. Au fur et à mesure le leprechaun jadis aspirant barde se mit à nourrir une forme d'appréciation envers le confort et la tranquillité de la vie de leprechaun chaudronnier. Il était certes toujours considéré comme un loufoque et un original en mémoire de ses jeunes années, mais les anciens avaient tendance à tout lui passer lorsqu'ils voyaient quelle bonne descente le petit avait.
Mais ça, c'était avant l'accident. Je vous ai dit que j'ai toujours rêvé d'écrire ça ? Maintenant, je vous l'ai dit. L'accident en question se déroula pendant ce qui, chez la population non magique, est resté célèbre sous le nom de guerre d'Indépendance irlandaise. Géographiquement près de Cork lors d'une de ses pérégrinations habituelles, Caoimhghin eut soudain une envie pressante, bien que l'air annonçait que la pluie risquait de bientôt s’arrêter pour laisser passer un rayon de soleil. Mais là, non, il ne pouvait vraiment pas attendre, et l'arc en ciel aurait quelques dizaines de secondes de retard. Chemin faisant, il se prit les pieds dans une racine et y laissa une botte accrochée, ce qui était malencontreux, car les leprechauns ne portant habituellement qu'une botte pour fuir les humains, cela équivalait à se balader pieds nus et sans issue de secours. Maudissant tous les noms qui lui passèrent par la tête, il se dit qu'il reviendrait la chercher plus tard et se trouva un beau petit rocher sur la lande, ou il se mit à l'ouvrage en sifflotant.
C'est alors qu'une voix inconnue et à priori étouffée par un foulard se fit entendre

"- Nom de d'là Henry regarde ça !"
"- J'le vois Tom je le vois !"
"- Un leprechaun qui fait ce truc là sur un rocher c'est un symbole ! C'est l’Irlande qui boute l'anglais, ça !"
"- T'as raison Tom, même a cent contre mille on peut gagner !"

Inutile de se dire qu'à la fin de la troisième phrase il n'y avait plus trace de Caoimhghin qui s'était fissa éclipsé jusqu'à la foret à une vitesse que seule les lutins peuvent atteindre, et maudissait tous les noms qui lui passaient par la tête ainsi que quelques uns qu'il avait inventés pour la circonstance. Être vu des humains était un manquement inqualifiable à ses devoirs de lutin et il savait qu'il risquait la radiation pour ça. Bon, à moins que rien de fâcheux ne se passe suite à cela. Il attendit, yeux fermés, cinq secondes, six secondes. Et lors du premier coup de feu, il lâcha le pire juron jamais proféré en terre d'Irlande. Je vous l'épargne, trop imagé. De fait, le leprechaun venait de déclencher la bataille de Crossbarry, changeant une centaine de révolutionnaires de l'IRA morts de peur en combattants acharnés capables d'infliger un échec cuisant à un millier de soldats de la couronne.
Inutile de dire que le retour au village, après avoir récupéré sa botte, fut des moins plaisants. De fait, tout se sait en un clin d’œil dans le petit monde des leprechauns. Aussi ce furent des regards peu amènes qui suivirent notre héros jusqu'à sa maison au centre du village, et un père tout aussi peu amène qui cette fois ne lui proposa pas illico de prendre une mousse au pub.
Non, l'ambiance n'était pas à la fête chez les An Fodr. La coutume ancestrale voulait qu'en pareil cas, c'est à dire flagrant délit de vue par des humains, on bannisse le coupable d'Irlande, ce qui revenait à une sorte d'excommunication pour lesdits leprechauns qui en général émigraient au canada et devenaient des Farfadets aigris ou traversaient la frontière pour sombrer dans le Kentucky et l'alcool: des Cluricaunes. Mais rien de tout ça n'attendait Caoimhghin: il représentait un cas somme toute inédit puisque des humains avaient trouvé la mort par sa faute, même si c'était indirect et malencontreux. Aussi le tribunal du village constitué de ceux qui avaient (littéralement) le plus de bouteille, mit exactement deux mois et vingt et un jours à se décider, pour enfin aboutir à la peine capitale, jamais décidée auparavant. Caoimhghin serait privé de son chaudron, auquel il était magiquement lié comme tous les leprechauns depuis sa majorité. Cette privation ne pouvait aboutir qu'à un seul évènement: sa mort. La vitalité du lutin s'épuiserait en quelques heures dès lors que son chaudron serait détruit. Il le serait, d'ailleurs, dès que le patron du restaurant du village aurait préparé un potage de pomme de terre avec -seule la cuisine renvoyait un chaudron magique à son statut d'ustensile-.
Le lutin accepta la condamnation, mais ce fut pour lui un véritable coup de massue. Alors même que son chaudron n'avait pas été souillé par de la soupe, il errait déjà comme une pauvre hère entre sa chambre et la pièce principale de la maison, mangeant et buvant peu, en silence. Son père ne lui adressait d'ores et déjà plus la parole; Quant à sa mère, elle ne s'adressait à lui que si nécessaire, mais toujours sur un ton qui, semblait-il, était destiné à lui remonter le reste de moral qu'il avait.
Mais rien n'y faisait. Le jour funeste vint, un matin comme les autres, excepté qu'au lieu de rester alité Caoimhghin fut emmené, soutenu par deux villageois passablement éméchés, à la taverne locale. La, il put voir en direct le cuisinier éplucher minutieusement les pommes de terre, les écraser au pilon, les faire macérer dans la stout et cuire le tout avec quelques épices. Dans son chaudron d'or. C'était comme si une partie de lui s'était brusquement mise à sentir les pommes de terre et l'alcool. Ils lui servirent le potage ainsi obtenu en guise de repas du condamné, inventant du même coup cette coutume qu'un ancien excessivement ridé et poilu avait éructé au hasard d'une conversation. Ceci fait, le lutin qui nous intéresse -en tout cas moi il m'intéresse- fut ramené sans ménagement chez lui, ou son père sortait déjà, portant son vieux chaudron d'or bosselé et sortant du même coup de sa retraite afin de remplacer son fils au sein de la communauté.
De minute en minute, la vision de Caoimhghin s'assombrit, alors que tous avaient déserté la maison, le laissant seul, angoissé, bourré de remords. Sa vue brouillée ne lui permit pas de discerner la silhouette qui se pencha au dessus de sa couche. Un froid intense l'avait envahi et une pression terrible l’empêcha d'entendre la ballade triste et lente qu'entonna sa mère, ni de suivre le changement virtuose de gamme qui transforma d'un coup un chant funèbre en hymne guerrier. Ces mots avaient un sens, une portée incroyable, telle qu'il n'en avait jamais ressenti auparavant. Brusquement il fut à même de discerner, d'entendre. Il se redressa et échappa aux mains glacées de la mort, jouant des coudes vers les notes qui pleuvaient. Sa mère tapait du pied en rythme. Il y avait donc réellement une forme de magie dans la musique, quoiqu'en aie pu dire son père.
Parfaitement lucide, il se mit à claquer des doigts et sa voix prit le relais, puissante et déliée, d'une justesse surnaturelle. Il allait entamer un autre couplet, lorsque sa mère cessa de jouer, en queue de poisson sonore. Il se tut, puis doucement suivit des yeux la direction qu'elle indiquait. Elle l'avait sauvé à travers sa musique, et il devait maintenant se sauver lui en s'aidant de ses seuls pieds. Il devait quitter l'Irlande pour ne jamais plus revenir. Il se leva, passa une redingote et un tricorne. Il prit sans y penser la harpe à deux cordes et le violon que lui tendit sa mère. Il comprit qu'il en aurait besoin, la ou il allait.
Enfin, sans un signe d'adieu, il franchit le seuil, et marcha droit devant lui, jusqu'à la rivière Shannon, ou il "emprunta" une coquille de noix, se lançant à l'assaut de la mer d'Irlande, puis dérivant plus au sud, toujours plus au sud. Lorsqu'il posa la pied pour la première fois à Eleus Theria, il ignorait totalement ou il se trouvait.
~~
Bien des années plus tard, âgé de cent soixante treize ans, Caoimhghin est un commerçant cherchant à fidéliser sa clientèle, et surtout un ménestrel virtuose, reprenant la tradition chansonnière maternelle. En revanche, quelques séquelles de son sauvetage sur le fil sont perceptibles dans la vie de tous les jours à quiconque le croise: Tout d'abord, Caoimhghin parle exclusivement en vers, et lui-même ne sait pas donner la raison exacte de cet état de faits. Ensuite, il peut jouer de n'importe quel instrument à la perfection sans pourtant en avoir appris les bases, ce qui peut être assez frustrant pour quiconque cherche depuis des années à parfaire sa maitrise dudit instrument.
Ceci dit, malgré ces détails somme toute insignifiants, c'est un brave lutin, avec une sacrée descente et le verbe fleuri, attachant, sympathique et même primesautier. Allez vous l'admirer, le chérir, le détester, lui payer un coup à boire ? A vous de voir.


HJ:

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Comment diable ai-je bien pu atterrir la: Keira Manë en mode marraine




Dernière édition par Caoimhghin An Fodr le Jeu 24 Nov - 0:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Caoimhghin An Fodr   Mar 1 Nov - 11:35

Bonjour!

Je vois que cette fiche reste à compléter mais quel bonheur que cet ami Leprechaun et son histoire fourmillant de clin d'oeil et d'humour.
Je suis adepte et j'ai hâte de lire la suite, en espérant que mon commentaire t'y motive plutôt que t'intimide lol

Sir.
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MessageSujet: Re: Caoimhghin An Fodr   Mar 1 Nov - 23:48

Tout d'abord merci Smile

Ensuite, eh bien j'annonce officiellement que cette bio est terminée ! eheh
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Sir Frederic Madlington
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MessageSujet: Re: Caoimhghin An Fodr   Jeu 24 Nov - 1:03

Voilà mon ami!! J'ai tout lu et je n'hésite pas une seconde en te disant: FICHE VALIDEE!!!

A toi l'île et ses rp enchantés ^^

Sir.
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Caoimhghin An Fodr

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MessageSujet: Re: Caoimhghin An Fodr   Sam 26 Nov - 19:57

Merci bien à toi !

Je vais dès à présent m'en donner à cœur joie, t'en fais donc pas Smile
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MessageSujet: Re: Caoimhghin An Fodr   

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