Ecole de magie pour jeunes sorciers établie sur l'île mystérieuse d'Eléus-Théria
 
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 Owen Skaf

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Owen Skaf
Centaure
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Age : 11

Carnet du sorcier
Humeur actuelle:
Totem: Encore inconnu
Trait particulier visible actuellement:

MessageSujet: Owen Skaf    Lun 4 Oct - 17:27

Nom et prénom: Owen Skaf


Histoire:

Rapport n°8 Hôpital Saint-Albert

Sujet n°1301: Owen Skaf

Note importante: A la date d'aujourd'hui, le sujet ne réside pas dans sa chambre. Il s'est échappé durant la nuit, dans des conditions encore inexpliquées.

Bilan santé: A son arrivée, le sujet était dans un état grave. Forte dépression, rejet de tout contact, toute alimentation. Il a dû être transfusé à deux reprises. Refus de tout traitement et toute thérapie (la totalité de ses médicaments ont été retrouvés sous son matelas, après son départ). Malgré cela, le sujet a vu une amélioration très rapide de son état dépressif, ce qui était d'autant plus surprenant vu les raisons de son diagnostique. Mais par la suite, il a développé un fort trouble de la personnalité schizotypique, cas très rare pour un sujet de son âge. Les psychanalystes qui l'ont analysé, ont diagnostiqué un style cognitif séquentiel et contrôlé. En effet, le sujet à visuellement des capacités de réflexion inhabituelles par rapport à son âge. Mais le trouble se manifestait par des perceptions inhabituelles et des illusions corporelles (le sujet affirmait avoir des pouvoirs télékinésiques). Les traitements se révélaient inefficaces et le trouble ne cessait de s'aggraver. Ces perceptions erronés le rendaient dangereux pour lui-même et pour les autres. Le sujet n°1301 doit absolument être réinterné afin de lui assigner une thérapie plus adapté.

Deux mois avant cela:
Environ 23h, la porte d'entrée s'ouvrit et Hellène entra. Elle posa son sac à l'endroit habituel et déboutonna sa blouse, accompagné d'un « Ca va mon chérie? Tu n'es toujours pas couché? ». En effet, Owen ne l'était pas. Il était affalé sur le canapé, un plat de patte sur les cuisse et une télé sur les yeux. Malgré sa bouche pleine de spaghettis, il articula maladroitement: « Et toi maman, ta journée? T'as pu encaisser le chèque des alocs? »... Pas de réponse. Il passa la tête au-dessus du sofa et vit sa mère. Elle pleure.. Encore... Voilà quelques temps que ça lui arrivait régulièrement et Owen sait déjà qu'elle ne lui en donnera pas la raison: « Mais non tout va bien mon chérie ». Il la rejoignit et la prit dans ses bras. « Je suis là maman, tout va bien »... « T'as pus encaissé le chèque des allocs? » Elle était chaque jour plus impressionnée par la maturité de son fils. Elle était très fière de lui. Il était l'un des premiers de sa classe, malgré le fait qu'il en ai sauté une. C'est le genre de détail que sa mère n'hésitait pas à rappeler aux autres infirmières de l'hôpital. Owen appris rapidement à être responsable pour deux, parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas compter sur sa mère pour cela. « Oui ». Owen avait 10 ans bien entamés.

Trois jours plus tard:
« Carbo ou bolo dans tes pattes? ». « Ce que tu veux papa. ». C'est dimanche midi, et c'est le moment que Owen a décidé de passer les 4 heures par semaines autorisés par le juge avec son père. Celui-ci versa d'ailleurs la conserve de sauce dans les spaghettis fraichement cuites. « Bon appétit mon garçon. ». « Tu manges pas papa? ». « Pas faim ». Assis sur la table de la cuisine, Joseph alluma une cigarette et entrouvrit la fenêtre de deux centimètres. Les deux centimètres de bonne conscience, les centimètres de lutte contre le tabagisme passif, de sacrifice pour la pleine santé des poumons de son fils. Sur la table, le cendrier qu'il remplissait rapidement ridiculisait le plat de pattes qu'Owen finissait poliment. C'était les mêmes questions chaque semaine, venant du père: « L'école ça va? T'a mère va bien?... Et venant du fils: « T'a trouvé du travail? Pourquoi t'a encore pris un crédit? »... Pour les trois heures restantes (et les deux paquets de cigarettes), les sujets de conversations variaient peu: « C'est à cause de ta mère si on a divorcé. C'est à cause des politiciens si j'ai pas de travail. C'est à cause des arabes que... » 15h37: « Je t'aime mon fils, à la semaine prochaine ».

Un mois plus tard.
« Oui mon seigneuuur. Encore du travail? » Environ minuit, voilà cinq heures qu'Owen est sur son jeu de stratégie. Un an qu'il y joue chaque soir, il commence à avoir un niveau très respectable. Il terrassa son ennemie, éteignit l'ordinateur et leva les yeux vers l'horloge. « Mais qu'es qu'elle fout?... » Il reprit le téléphone, la rappela. Pas de réponse. Il se leva pour... « Qu'es que je pourrais faire? » Il reprit le téléphone et appela l'hôpital. « Elle est partie depuis une heure?! ». Il y a un problème. Et s'il lui était arrivé quelque chose? Pas elle! Pas maman! Il ne peut pas rester là. Il commença à se mettre en colère. GLIIIING. Un verre tomba d'une étagère, puis un cadre. « Mais qu'es qui se passe?! ». Driiiing, driiiing, le téléphone... « Allo, mon chérie! Ecoute, maman va bien, je ne vais juste pas pouvoir rentrer ce soir. T'a pus te faire à manger? ». « Maman! T'es où là? Qu'es-qui se passe? ». « « Madame Skaf! » Ah, il faut que je te laisse mon amour, je t'appelle demain, dès que je peux. Bonne nuit mon chérie, et ne t'inquiète pas surtout! »

Une semaine plus tard.
« Tout d'abords les titres du 20h de ce soir. Trois ans de prison ferme pour cette infirmière reconnue coupable d'euthanasie sur 27 de ses pat... ». La télévision explosa, ainsi que toutes ampoules du salon.

Deux semaines plus tard.
Voilà deux semaines qu'il est à l'hôpital pour un suivi psychologique. Son esprit se désembrumait peu à peu et ses pensées commençaient à visiter d'autres horizons pour laisser sa mère de côté. C'est à autre chose qu'il pensait... Les ampoules. « Mais comment j'aurais pu faire? ». Il a directement pensé à la surcharge de courant. Mais ça fait pas exploser les télévisions. Et le verre?... Une seul chose à faire: une expérience. Il n'y croyais guère mais il alluma sa lampe de chevet, la posa sur ses genoux et retira l'abat-jour. Il fixa l'ampoule, dubitatif. Néanmoins, il se concentra, ne quitta pas l'ampoule des yeux. Il fit de cette sphère lumineuse sa pensée unique, sa peau ne sentait que la chaleur qu'elle rejetait, ses yeux ne voyaient que l'éblouissante lumière qu'elle dégageait, ses oreilles n'entendaient que le son qu'elle... TOC TOC TOC, PAAAF. Après avoir frappé à la porte, l'infirmière entra et vis l'enfant couvert de débris de verre. Les morceaux claquaient sous ses pas . « J'ai... Je l'ai.. J'ai éclaté l'ampoule! Madame! Je l'ai éclaté! Hahaaa! Je l'ai..». L'infirmière s'empressa de conseiller au docteur un traitement plus agressif.

Trois jours plus tard:
Owen avait en face de lui une feuille et un crayon. « Voilà, en face de toi, tu as une feuille et un crayon ». Il lâcha un soupir. Malgré la perche que lui lançait la psychanalyste, il n'est pas d'humeur à ironiser. « Qu'attendais vous de moi? Un dessin? Je vous le dis tout suite, je ne sais..». « Un arbre! J'aimerais que tu me dessines un arbre! ». « Je ne sais pas dessiner. » Elle ria. « Tu sais Owen, ce n'est pas grave si ton dessin n'est pas beau. ». Il s'exécuta. Deux droites parallèles pour le tronc, surmonté d'un cercle... un arbre. La spécialiste observa et griffonna un bloc note. Elle mordilla son stylo et après quelques secondes de réflexion: « Es-que tu peux me dessiner quelque chose qui n'existe pas? »... « Non. ».
Bilan de la séance une heure plus tard: capacités limités à imaginer, sujet très peu créatif.
Note importante: diagnostique contradictoire avec celui du trouble de la personnalité schizotypique précédemment relevé.


Deux semaines plus tard:
Trois infirmières se dressent devant lui. L'une très souriante, chante « joyeux anniversaire », elle fait ce qu'elle peut du moins. Les deux autres discutent, tapent occasionnellement dans leurs mains et s'en vont. Une fois la chanson terminée, elle remit à Owen le cadeau d'anniversaire standard des jeunes hôtes du centre et lui présenta un gâteau fort peu appétissant. Après avoir éclaté l'ampoule, on avait placé Oloïn au service psychiatrique. Ce service présentait deux types de personnel: ceux qui pensaient que les « tarés » son inutiles, et qui ne s'occupent d'eux qu'au minimum (globalement les plus d'anciens). Et le contraire, ceux qui les maternisent au maximum, les pensant capable de rien faire eux-même. C'était d'ailleurs le cas de cette infirmière, qui était d'ailleurs en train de tendre une cuillère de ce gâteau, avec des « mmmmmh » et des « Miam! Miam! ». « Euh non merci madame, ça ira, j'ai pas très faim ». Résolu à lui faire manger du gâteau, l'aide soignante entrepris de faire l'avion avec la cuillère. « Madame, je vous assure, ca ira, j'en veux pas ». Elle pressa nerveusement le nez d'Owen pour ouvrir le « hangar ». « Bon arrêter vos conneries, j'en veux pas de votre gâteau! ». Elle partit sans le gâteau qu'Owen prit bien soin de jeter, ainsi que le cadeau (action man fait du ski). Après un soupir accompagné d'un « Mais qu'est-ce que je fous là... », il posa ses yeux entre les barreaux de la fenêtre ouverte... Un hibou?

Le soir même:
Joseph aura finalement oublié de lui souhaiter son anniversaire. Sans surprise. Couché sur le lit, il fixait le papier posé sur la table et réfléchissait. Il la relisait sous la lueur de la lune, toute ampoule ayant été retiré de sa chambre. Cette lettre, un hibou lui a apporté personnellement, son nom figurait sur l'enveloppe. Une école de magie... Tout cela n'avait aucun sens. Explication la plus rationnelle: une secte dresseuse de hibou. Il n'était pas convaincu et commençait à admettre qu'il ne pouvait pas traiter cette situation de façon rationnelle. Il n'avait qu'à se fier à son instinct... Son instinct... « Bon, pile, je jette la lettre à la poubelle, et face, je me fie à elle. » Diiing. C'est pile.. Toc toc toc, « Monsieur Lemaque, c'est l'heure de changer la couche! Oh pardon jeune homme! »... «On fera comme si c'était face ». Il enfila rapidement ses vêtements bon marchés, sa casquette et passa la porte. « Oh pire, s'il y a rien, j'irais chez papa, ce sera toujours mieux qu'ici ».


Caractère:

Owen a fait de la rationalité une philosophie. Il aborde son environnement exactement comme il le perçoit. Il évolue dans un monde dont il aime maîtriser les variables. Maîtriser... donc ne jamais invoquer les émotions. Quelque soit la situation, il l'évaluera pour prendre la décision la plus rationnelle (c'est-à-dire la meilleur). Il pense que c'est ce manque de spontanéité qui lui a empêché d'entamer une vie sociale. Suite à un rapport de l'hôpital, il a admis qu'il n'était pas créatif, et cela ne lui posa pas de problème. Pour en revenir aux émotions, là aussi, il y avait une grosse déficience, mais il ne voyait pas en quoi c'était une « pathologie mentale ». Néanmoins cela ne l'empêche pas d'être sarcastique à l'occasion.


Physique:

148.7 cm et 36,9 kg (comme il se décrirait). Il portait des cheveux noirs aux reflets brillants, de grand yeux expressifs malgré lui, et un sourire... inexistant. Même si son indice de masse corporelle était idéale, son corps n'était capable d'absolument aucune prouesse. Celui-ci pouvait marcher, courir un peu, et nager grotesquement.


Niveau de vie: Classe ouvrière.


Dernière édition par Owen le Mar 5 Oct - 12:11, édité 1 fois
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Sir Frederic Madlington
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Age : 34

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Humeur actuelle: Charmeuse
Totem: Encore inconnu
Trait particulier visible actuellement: Ne se baigne qu'avec son bermuda à fleurs

MessageSujet: Re: Owen Skaf    Lun 4 Oct - 23:08

Héhé! cheers

J'ai lu avec un enthousiasme grandissant cette fiche! Je suis comblée par son écriture, ce background et cette façon d'écrire! Les tournures de cette fiche, originales à souhait, furent un vrai plaisir! Et j'ai même eu un fou rire en lisant les exclamations de Warcraft au milieu de l'histoire lol

Bref! A part quelques fautes d'étourderie à corriger, je n'ai rien à redire sur ce contexte!

Une chose cependant, il faudrait que tu complètes ton nom de personnage dans ton profil, afin d'y rajouter ton nom de famille.

Bienvenue sur l'île d'Eleus Théria!

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Owen Skaf
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